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Mars 2020 Conférence/débat, Culture, Vie des Associations
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Conférence de Danièle Chavin, proposée dans le cadre du cycle de conférences de l'Université Nyonsaise du Temps Libre.
Entrée libre pour les adhérents UNTL sur présentation de leur carte de membre / 5 € pour les non-adhérents en fonction des places disponibles.
Nombre de place limité à 36 en application des consignes sanitaires.

Après avoir rapidement défini l’Apocalypse comme texte et comme mythe, nous en explorerons quelques-unes des lectures littéraires les plus marquantes, du XVIe siècle où Agrippa d’Aubigné réinterprète à son aune les guerres de religion, jusqu’à notre époque fertile en romans post apocalyptiques, en passant par les temps révolutionnaires (en France, en Russie plus tard, en Amérique latine) où le mythe biblique soutient l’espérance en des « lendemains qui chantent ». Car l’Apocalypse, on l’a oublié si on ne l’a jamais su, promet un monde nouveau après les cataclysmes. Mais ces raisons d’espérer, d’autres penseurs, d’autres poètes (parfois aussi les mêmes) les ont aussi trouvées, à la lumière des visions apocalyptiques, non plus dans l’Histoire du monde, mais dans celle de l’âme ou de l’esprit, dans l’introspection, le rêve, parfois dans la folie. Nous en suivrons quelques exemples, du romantisme allemand à Blake, Nerval ou Hugo, chez Dostoïevski ou Pasternak. Nous accompagnerons la conférence de quelques œuvres picturales projetées comme en contrepoint.