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es découvertes archéologiques |
semblent montrer que la région de Nyons a été
peuplée à partir de l'époque néolithique
(3500 avant J.C). Plus tard, une présence grecque
est attestée par des fragments de céramiques
importées et fabriquées dans le pays. L'influence
romaine se traduit par la multiplication d'établissements
agricoles dont on retrouve les traces dans les champs. Le
petit bourg de Noiomagus est la capitale de la tribu voconce
des Noiomagenses. Il se trouve sur la voie romaine reliant
Vaison à Luc.
Après les invasions germaniques du Vè siècle
puis sarrazines du VIIIè au Xè, s'installe
le système féodal. Nyons fait partie du royaume
de Bourgogne rattaché à l'Empire germanique.
L'éloignement des empereurs favorise l'ascension
de seigneurs locaux, les barons de Mévouillon puis
de Montauban sous la protection duquel se place en 1206
la prieure de l'important couvent de St. Césaire
fondé à Nyons au VIè siècle.

Au XIIIè siècle se met en place le consulat
(équivalent d'une mairie). Mais au début du
XIVè siècle, les baronnies de Montauban et
de Mévouillon passent sous l'autorité des
Dauphins du Viennois. En 1337, Nyons se voit octroyer une
charte qui accorde de larges libertés à la
ville et à ses bourgeois. La vente de la province
du Dauphiné à la couronne de France en 1349
ne change rien à ces privilèges si ce n'est
la perte de la cour de justice delphinale déplacée
à Buis.
La cité connaît durant le XIVè siècle
une grande prospérité dont témoigne
l'édification des Halles (place des Arcades) et du
Pont Roman. Les Guerres de Religion font de Nyons une importante
place forte protestante, ce qui explique la construction
vers 1580 d'une citadelle dominant la rive gauche de l'Eygues
(elle est détruite en 1633 sur ordre de Louis XIII).
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